L’Homme :

Singeon naît en 1982 à Fort de France, sur l’île de la Martinique, et y passe son enfance à rêver de bande dessinée. Après un bac littéraire, il s’installe à Paris en 1999 pour y étudier la communication visuelle et le graphisme. Il intègre ensuite l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts où il réalise un titanesque livre collectif en sérigraphie : «Constance». Il se lance dans divers blogs, œuvre pour des fanzines, tel «Dopututto», dessine des story-boards pour le cinéma d’animation, notamment «La Mécanique du Cœur» de Mathias Malzieu, et participe à la revue «Lapin»… Ses travaux, étranges et virtuoses, témoignent de son goût pour les artistes anglo-saxons de Jim Woodring à Joe Daly en passant par Will Sweeney.

TRAVAIL : http://singeon.wordpress.com/

FAMILLE : http://thelonelyfreaks.blogspot.com/

PATRIE : http://www.ledrome.com/

L’Oeuvre :

Paru chez Cornélius le 27  janvier 2011

Il ne faut pas plus de 50 dessins au talent et à l’imagination de Singeon pour faire le tour de nos passions, de nos peurs et de nos idéaux les plus ancestraux. Un petit singe albinos qui s’était perdu dans un port militaire entouré de bateaux à la taille aléatoire parfois très grands, parfois en modèle réduit – lui donnant alors des allures King Kong – a retrouvé son chemin dans les méandres de l’inconscient de Singeon. À travers 50 sauvetages, l’auteur met en scène une série de variations, de constructions autour d’un petit singe(on) malicieux délivrant une princesse de son donjon ou plutôt de sa cale ou de sa cabine.

Les mauvaises routes, chagrins et râteaux ne sont pas épargnés, pas plus que cette vilaine ignorance qui est le pire des maux. Mais la victoire totale, l’ennemi vaincu et la fin sur fond de soleil couchant s’y trouvent aussi, y’en a pour tout le monde. Le dessin à l’encre de chine, initialement composé sur de grands calques souligne élégamment l’atmosphère aquatique du livre.

Site de l’éditeur Cornélius